Du feed au food, le nouveau défi de Yusufi Rahimbaccus

avr. 21, 2026

Yusufi Rahimbaccus n’aime pas faire les choses à moitié. « Si je fais quelque chose, je dois le faire bien. Sinon, je ne le fais pas. » Une ligne de conduite qui traverse tout son parcours, de Livestock Feed Ltd (LFL) aux Moulins de la Concorde (LMLC).


Après avoir décroché son Master en gestion, elle entre chez LFL en 2006, directement plongée dans un projet d’envergure : la nouvelle usine à Riche Terre. « C’était mon premier job », raconte-t-elle. Très vite, elle évolue, apprend sur le terrain, notamment en qualité. Sans formation initiale dans ce domaine, elle construit une expertise solide, portée par la curiosité et l’envie de comprendre.


Parmi ses premiers grands chantiers : la certification ISO 22000 de l’usine. « On était une des premières entreprises à Maurice à être certifiées », souligne-t-elle. Cette étape structurante marque le début d’un parcours polyvalent. Qualité, process, marketing : elle touche à tout, jusqu’à occuper un rôle technique transversal.


Mais sa carrière est aussi faite de périodes plus fragiles. La perte de clients majeurs dans le secteur crevette force l’usine à se réinventer. L’activité se repositionne, se diversifie. Yusufi accompagne cette transformation.
Puis vient Starponte, un projet qu’elle reprend presque de zéro. Objectif : soutenir les petits producteurs d’œufs. Formation, accompagnement technique, structuration du marché : elle pose les bases d’un modèle plus durable. « Ne plus être juste vendeur d’aliments, mais pourvoyeur de services », résume-t-elle.


Après près de vingt ans chez LFL, elle rejoint LMLC comme Responsable de projets. Le changement ne la déstabilise pas. « Je ne suis pas dépaysée », confie-t-elle. Même culture de groupe, visages familiers.
Parmi eux, Julien Audibert, Managing Director de LMLC.

 

 

Elle ne le connaissait pas avant de rejoindre l’entreprise, mais sa présence a compté. « Il a été partie prenante de ma venue, sinon je n’aurais pas été à l’aise », explique-t-elle. Elle le décrit comme quelqu’un de direct : « what you see is what you get », un dirigeant sur qui l’on peut compter. Elle dit aussi mesurer la confiance que lui accorde la direction du groupe Eclosia en lui proposant ce nouveau défi.

Dans ce nouvel environnement, elle retrouve rapidement ses repères. Mais le terrain change. Elle passe du feed au food. « Le niveau d’exigence est plus fort », note-t-elle, motivée par ce défi.

 

Ce qui la stimule aujourd’hui ? L’apprentissage. « Je suis comme une enfant devant un nouveau jouet », sourit-elle. Le monde de la farine, de la boulangerie, tout est à découvrir. C’est une source d’énergie constante.


Exigeante envers elle-même, parfois envers les autres, elle assume. « Je me donne à 200 % », dit-elle. En dehors du travail, elle cultive la même dynamique : piano, dessin, langues, randonnée. Toujours apprendre, toujours progresser.


Chez elle, rien n’est figé. Et c’est sans doute ce qui la définit le mieux.