Odysseo @ the Schools : plus de 2 200 élèves sensibilisés à la protection des océans
Les enfants des écoles ZEP de Maurice et de Rodrigues ont été au cœur d’une aventure éducative qui les a rapprochés de l’océan et de ses enjeux. La cérémonie de clôture d’Odysseo @ the Schools, portée par Odysseo Foundation avec le soutien de l’ambassade d’Australie à Maurice et d’Australian Aid, a permis de dresser le bilan d’un programme d’une année qui a dépassé ses objectifs.
Après les discours officiels, ce 11 juin, un panel animé par Bernardo Nascimento, qui a été Manager d’Odysseo Foundation jusqu’au 12 juin 2026, a réuni plusieurs acteurs du projet pour revenir sur son impact auprès des jeunes.
Lancé pour sensibiliser les élèves de Grade 4 à la biodiversité marine et à la protection des océans, le programme a touché 2 228 élèves, soit davantage que les 2 000 initialement visés. Au total, 49 écoles ont participé, dont l’ensemble des écoles ZEP de Maurice et près de toutes celles de Rodrigues.
« Nous avons choisi d’être ambitieux et nous avions raison, parce que non seulement nous avons atteint nos objectifs, mais nous les avons dépassés », a souligné Lea de Oliveira, Program Manager d’Odysseo Foundation.
Au-delà des chiffres, les intervenants ont insisté sur l’impact humain du projet. Pour Caroline Rault, présidente d’Odysseo Foundation, l’enjeu dépasse largement le cadre scolaire. « Les jeunes ne sont pas seulement les leaders de demain, ils sont déjà les acteurs du changement aujourd’hui », a-t-elle déclaré.
Cette mobilisation des jeunes a marqué l’ensemble des équipes impliquées dans le projet.
Senior Supervisor of Education d’Odysseo Oceanarium, Marine Betty-Baptiste a rappelé l’importance de sensibiliser les plus jeunes dès aujourd’hui. « Les enfants sont l’avenir. Ils doivent comprendre l’importance de l’environnement et savoir comment agir pour le protéger », a-t-elle expliqué.
Pour Shivanee Vencatachellum, Communication Manager d’Odysseo Foundation, la mission à Rodrigues restera l’un des moments forts de cette édition. Elle a évoqué la mobilisation des équipes et l’enthousiasme des élèves. « Nous étions tous guidés par le même objectif. Les enfants de Rodrigues se souvenaient encore de ce qu’ils avaient appris deux ans plus tôt. C’était un immense moment de fierté. »
Le projet a également intégré une dimension créative grâce à l’association Trash to Music, qui transforme les déchets en instruments de musique. Pour JP, représentant de l’organisation, cette approche permet de changer le regard porté sur les déchets. « Notre rôle était de montrer qu’on peut transformer quelque chose que l’on considère comme inutile en quelque chose de précieux. »
Les partenaires institutionnels ont salué cette initiative. Le directeur par intérim du ministère de l’Education, Raj Kumar Gopaul, a notamment souligné l’importance de tels programmes pour les élèves. « Cette initiative aide à attirer les enfants à l’école et leur donne des opportunités qu’ils n’auraient peut-être jamais eues. »
L’ambassadrice d’Australie à Maurice, Kate Chamley, a pour sa part, rappelé que le projet contribue à former « une nouvelle génération de gardiens de l’océan », tout en renforçant la coopération entre Maurice et l’Australie autour des enjeux environnementaux.
Alors que Bernardo Nascimento bouclait son dernier projet au sein d’Odysseo Foundation, Lea de Oliveira a rappelé le prochain cap : faire de l’ « ocean literacy » une composante à part entière de l’éducation mauricienne. Un rêve encore lointain, peut-être, mais qui a déjà commencé à prendre forme dans les salles de classe de Maurice et de Rodrigues.