WIO Futures 2026 plaide pour une économie océanique plus résiliente dans l’océan Indien

mai 28, 2026

Comment mieux protéger l’océan Indien occidental tout en développant son économie bleue ? La question a réuni chercheurs, diplomates, décideurs politiques et représentants de la société civile lors de WIO (Western Indian Ocean) Futures 2026, les 18 et 19 mai au Caudan Arts Centre.

 


Cette deuxième édition était portée par le Charles Telfair Centre (CTC), think tank du Charles Telfair Education, en collaboration avec l’IEEE Oceanic Engineering Society, Odysseo Foundation et le Centre for Earth Science and Technology, avec le soutien de l’Indian Ocean Rim Association.

 


Autour du thème Building a Resilient Ocean Economy through Science, Policy, and Community, les échanges ont porté sur la gouvernance maritime, les technologies océaniques, le financement de l’économie bleue et les dynamiques géopolitiques régionales.

 


Le ministre de l’Agro-industrie, de la Pêche et de l’Économie bleue, Arvin Boolell, ainsi que plusieurs représentants diplomatiques, ont participé aux travaux.Parmi les temps forts, Tim Collins, de la Wildlife Conservation Society, a présenté les résultats du projet Quieter Western Indian Ocean. Il a mis en garde contre l’augmentation rapide du trafic maritime, de la pollution sonore sous-marine et des prises accidentelles de cétacés dans la région, appelant à « de meilleurs cadres de gouvernance pour la protection de la mégafaune marine ».

 


Une autre session plénière consacrée aux enjeux géopolitiques a réuni le professeur Christian Bueger, Jagdish Koonjul, ancien ambassadeur de Maurice auprès des Nations unies à New York et Usha Dwarka-Canabady ancienne représentante permanente de Maurice auprès de l’Office des Nations unies à Genève, autour de l’évolution de la gouvernance océanique dans un contexte international en mutation.

 


De son côté, la professeure Rosabelle Boswell a défendu une approche plus inclusive. « Les savoirs culturels, spirituels et relationnels » des communautés côtières et autochtones doivent être mieux reconnus dans les politiques océaniques, a-t-elle soutenu.





À l’issue de la conférence, plusieurs recommandations préliminaires ont émergé : replacer les communautés locales au cœur des politiques marines, renforcer les capacités techniques des petits États insulaires et mieux transformer les données scientifiques en décisions publiques concrètes.

Pour Dr Myriam Blin, Head du CTC, « cette conférence a permis de poser les bases d’une feuille de route régionale pour une économie océanique plus résiliente ».